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Don d'organes

10 choses à savoir sur le don d’organes

1. JE NE SUIS PAS OBLIGÉ D’AVOIR UNE CARTE DE DONNEUR POUR DONNER MES ORGANES

En France, nous sommes tous donneurs présumé. La carte de donneur n’a aucune valeur légale !
Elle permet seulement d’avoir une indication. Carte ou non, le médecin doit obligatoirement s’entretenir avec les proches pour prendre une décision. A l’inverse, ne pas avoir de carte ne signifie pas que vous êtes non donneur. Car, si vous n’avez pas clairement exprimé votre refus, en vous inscrivant au registre national des refus, vous êtes potentiellement donneur !

2. ON NE PEUT PAS PRÉLEVER DES ORGANES SANS CONSULTER LA FAMILLE

Les proches sont toujours consultés avant tout prélèvement d’organes afin de connaître la volonté du défunt, et non pas celle de sa famille !!

Lorsqu’un prélèvement d’organes peut être envisagé, les médecins doivent obligatoirement consulter le registre national des refus tenu par l’Agence de la biomédecine. Si le nom du défunt n’y figure pas, elles ont le devoir de s’assurer de sa nonopposition au don de ses organes en interrogeant ses proches, même si le défunt est détenteur d’une carte de donneur.

Pour que le choix de chacun soit entendu, compris et respecté, il faut le faire connaître, à l’oral ou à l’écrit à vos proches, de façon à ce que ce soit plus simple pour eux en temps voulu.

3. JE PEUX DONNER MES ORGANES MÊME APRÈS 80 ANS

Il n’y a aucune limitation d’âge pour donner ses organes, même après 80 ans !
En fait, ce qui compte, c’est la qualité de l’organe. Or certaines personnes de 35 ans ont un foie, des reins, des poumons ou un coeur démolis par l’alcool et la cigarette. On a tous des risques d’avoir besoin d’une greffe un jour, notamment avec l’allongement de la durée de vie. On a même, statistiquement, plus de chance d’être receveur que donneur.
Donc, si on espère recevoir, il faut être aussi prêt à donner !

D’ailleurs, la moyenne d’âge d’un donneur en France est de 57 ans. Et près de la moitié des donneurs ont plus de 65 ans !
Les personnes âgées peuvent également recevoir des organes jusqu’à plus de 70 ans. Les personnes de plus de 60 ans, qui se pensent souvent exclues du don d’organes et de la greffe du fait de leur âge, sont tout autant concernées que les plus jeunes.

4. JE PEUX ÊTRE ÉLIGIBLE AU DON D’ORGANES MÊME SI JE SUIS MALADE

Tout comme les personnes âgées, les personnes malades ou sous traitement peuvent être éligibles au don d’organes.
C’est en réalité au médecin de juger si les bénéfices de la greffe sont supérieurs aux risques pour le receveur.
Tout dépend de la pathologie de la personne décédée, de sa gravité, de son extension, des organes touchés…

Par exemple, une personne atteinte d’une hépatite peut donner son foie à un receveur, si le receveur en a le besoin vital.
Une fois le foie transplanté et hors de danger, il sera traité pour l’hépatite.

5. LE DON D’ORGANE NE CONCERNE PAS SEULEMENT LES PERSONNES DÉCÉDÉES

Les profils des donneurs sont variés. Ils peuvent effectivement être décédés subitement, comme en cas d’infarctus ou de mort cérébrale suite à un accident vasculaire cérébral et à un traumatisme crânien, mais pas seulement…
Le  don d’organes peut également concerner les personnes en fin de vie, en limitation ou arrêt de soins. Le donneur peut aussi être vivant, principalement pour le don de rein.

6. JE PEUX CHOISIR LES ORGANES QUE JE SOUHAITE DONNER

Il est possible de choisir les organes que l’on souhaite donner ou préserver. Pour cela, vous pouvez préciser sur le registre national des refus, les organes et les tissus dont vous ne souhaitez pas être prélevés. Il est, aussi, important d’exprimer ce refus par écrit, ou le dire à l’un de vos proches qui en témoigneront en temps voulu au corps médical.
Ainsi, seuls les organes et tissus que vous souhaitez donner seront prélevés.

7. SI JE DONNE, MON CORPS NE SERA PAS UTILISÉ PAR LA SCIENCE

Le don d’organes et le don de corps à la science sont des procédures qui sont totalement différentes !
Donner son corps à des étudiants de médecine est totalement différent d’un don d’organes pour sauver des vies !
Pour offrir son corps à la science, il faut s’inscrire dans une faculté de médecine.

8. JE PEUX TOUJOURS CHANGER D’AVIS

Il est possible de modifier son choix à tout moment.
Si vous ne souhaitez plus donner, il vous suffit de vous inscrire au registre national des refus. Si vous souhaitez donner, il faut à l’inverse vous désinscrire en envoyant un courrier à ce registre.

9. AUCUNE RELIGION INTERDIT DE DONNER SES ORGANES

Il faut savoir que toutes les grandes religions sont favorables au don.
Toutes les déclarations des responsables des grandes religions sont favorables et décrivent le don comme un acte de générosité. Aucun texte sacré ne s’y oppose !

10. LA GREFFE NE GUÉRIT PAS DE LA MUCOVISCIDOSE

La greffe permet de vivre plus longtemps et d’avoir une vie normale mais ne guérit pas de la Mucoviscidose.

Contrairement aux poumons d’un patient atteint de Muco, les nouveaux poumons qui viennent d’être transplantés possèdent une muqueuse normale et saine, c’est-à-dire qu’elle n’est pas particulièrement réceptive à des germes et les poumons ne sont pas touchés par le gène défectueux. Toutefois, la Mucoviscidose existe toujours au niveau des autres glandes et organes (sinus, pancréas, foie, intestins…) car la muqueuse n’est pas greffé dans toutes les voies respiratoires.

Donc, même si après la transplantation pulmonaire, la muqueuse du sinus nasal recouverte de germes à problèmes est éliminée, la muqueuse de la muco d’origine repousse dans le sinus. Comme avant, les germes à problèmes auront la possibilité de s’installer dans ce milieu qui leur convient parfaitement. Cela signifie que les germes problématiques tels que, le pseudomonas ou le staphylocoque peuvent continuer à provoquer des sinusites. En raison de la liaison directe entre le sinus et les poumons, les germes problématiques (autrement dit, les bactéries/microbes) peuvent arriver aux bronches et causer une bronchite, ou une pneumonie.

Et tout cela est favorisé par le fait que, nos défenses immunitaires sont affaiblies dû aux immunosuppresseurs que l’on doit prendre à vie afin de se battre contre le risque de rejet aigüe et/ou chronique.

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